Enquête sur l’utilisation de la CAO et l’image de synthèse par les architectes

Enquête sur l'usage de la CAO et de l'image de synthèse par les architectes

Voici les résultats d’une enquête réalisée entre le 14 avril et le 1 mai 2010 auprès des architectes de la Province de Liège (Belgique). Cette étude concernait leur utilisation de la CAO (Conception Assistée par Ordinateur) et de l’image de synthèse. Si l’invitation à participer a été envoyée à près de 900 d’entre eux, seuls 48 ont répondu. Les résultats ne peuvent donc être considérés comme représentatifs d’un point de vue statistique.

Étant donné la forte proportion de répondants (69%) réalisant eux-mêmes leurs images de synthèse, on peut imaginer que les participants sont des architectes déjà sensibilisés à la CAO, à l’image de synthèse et à leurs avantages. Seul un participant a indiqué ne pas utiliser d’images de synthèse.

Les logiciels CAO les plus utilisés par les architectes

Si la distribution des différentes solutions logicielles est équilibrée, Archicad se démarque légèrement avec 37,5%, devant AutoCAD (27%), Vectorworks (20%) et Allplan (18%). Même si AutoCAD reste bien présent, on peut remarquer qu’il est fréquemment utilisé en combinaison avec un autre logiciel CAO plus orienté architecture. Le format DWG d’AutoCAD, format standard de fait pour l’échange de données CAO, y est sans doute pour quelque chose. Les plans reçus d’un partenaire de la construction (ingénieur en stabilité, ingénieur en techniques spéciales, géomètre ou autres) nécessitant souvent des adaptations avant d’être importés dans un logiciel d’architecture.

Le grand absent de cette étude est Autodesk REVIT qui n’est utilisé par aucun des architectes ayant répondu à l’enquête. Le manque de présence d’Autodesk en Wallonie et surtout son manque d’efforts pour s’adresser dans leur langue aux utilisateurs francophones constituent peut-être un début d’explication. Que penser en effet d’un site web pour le Benelux où plus de la moitié d’une page web destinée aux francophones est en néerlandais ?

Avec 37,5%, SketchUp est un autre logiciel largement utilisé par les architectes interrogés. Logiquement, il est toujours associé à un autre logiciel de CAO mieux adapté pour la production de plans.

Du côté de la production d’images de synthèse, Artlantis, bien adapté pour réaliser rapidement des rendus réalistes de bonne qualité à partir de modèles en provenance de nombreux logiciels d’architecture comme Archicad ou SketchUp, est lui aussi souvent utilisé (23%).

Utilisation en 2D, en 3D ou les deux ?

Évolution (très positive) des temps, 58% des architectes utilisent à la fois les possibilités 3D et 2D de leurs logiciels de CAO. Malgré les améliorations d’AutoCAD en 3D depuis quelques versions, celui-ci reste principalement limité à un usage en 2D. SketchUp étant la solution logicielle la plus fréquemment associée à AutoCAD pour ceux qui travaillent également en 3D.

Si une très grande majorité des utilisateurs d’Archicad travaillent en 3D, ce n’est pas encore le cas de tous les utilisateurs de Vectorworks qui dispose pourtant des fonctionnalités nécessaires: 4 répondants sur 10 avouent travailler essentiellement en 2D et 5 sur 10 ajoutent SketchUp pour la 3D.

Beaucoup d’utilisateurs experts

60% des architectes interrogés s’estiment « experts » dans leur utilisation de leur logiciel CAO contre 35% d’utilisateurs intermédiaires et 4% de débutants, les autres n’ayant pas répondu à cette question. Expertise réelle ou surévaluation ? Mon expérience personnelle m’a montré que de nombreux utilisateurs maîtrisent effectivement les fonctions de base de leur logiciel. Beaucoup cependant ne font appel qu’à une fraction des possibilités réelles, soit par manque d’information et/ou de formation, soit parce qu’ils n’en ont tout simplement pas besoin pour leur activité.

Les architectes et leur utilisation des images de synthèse

Les architectes ont bien compris l’intérêt de l’image de synthèse comme moyen de communication efficace permettant de rendre leurs projets et leurs idées compréhensibles par tous. Ils sont ainsi 90% à l’utiliser pour discuter sur une base concrète, obtenir des avis plus rapidement et éviter les malentendus lors de la présentation d’un projet à leurs clients. Beaucoup pourraient cependant les utiliser également pour obtenir une autorisation de permis de bâtir ou un avis préalable de l’urbanisme comme le font déjà 56% d’entre eux.

54% des répondants utilisent l’image de synthèse lors de leur participation à des concours. En tenant compte que seule une partie des architectes interrogés participent à des concours d’architecture, on peut penser que l’image de synthèse est utilisée quasiment systématiquement lors d’un concours.

L’image de synthèse constitue-t-elle un outil efficace lors de la phase conceptuelle d’un projet ? C’est ce que semble indiquer les 52% d’architectes qui l’utilisent lors des différentes étapes d’étude d’un projet. Avoir une vision concrète d’un projet, pouvoir l’observer sous tous les angles, permet en effet à l’architecte d’accélérer son processus de travail en évaluant rapidement les proportions et en identifiant les problèmes éventuels à un stade précoce du développement du projet.

Le parent pauvre de l’utilisation de l’image de synthèse, c’est son utilisation pour faire connaître l’atelier d’architecture et ses réalisations (seulement 23%). Étant particulièrement sensible au domaine du marketing pour l’architecte, je déplore l’usage très réduit des images de synthèse pour promouvoir les auteurs de projets et leur atelier d’architecture. D’autant qu’un grand nombre d’entre eux semblent participer à des concours. Nous savons tous que, dans ce domaine, il y a beaucoup d’appelés et bien peu d’élus… et que même ceux-ci ne sont pas assurés de voir leurs projets réalisés. Que d’heures de travail et d’images coûteuses qui pourraient être mises à profit pour communiquer avec le public et mieux vous faire connaître…

De même, les images de synthèse sont un moyen idéal pour présenter vos projets non réalisés ou votre philosophie de l’architecture. Elles peuvent aussi, pourquoi pas, servir de support pour étendre vos activités professionnelles vers un nouveau marché pour lequel vous n’avez pas (encore) de références mais pour lequel vous ne manquez pas d’idées.

Quelles utilisations des images de synthèse par les clients

Bien souvent, et ce sera sans doute de plus en plus le cas avec la banalisation des images 3D, c’est le client qui est demandeur d’images de synthèse. Pour faciliter l’obtention d’un permis d’urbanisme (65%), mais aussi pour attirer un client potentiel (44%), pour influencer favorablement une partie de la population (44%) et répondre à des critiques (35%). Seuls 19 % les utilisent pour attirer des investisseurs mais cela ne concerne qu’une relativement petite partie des projets.

Quels sont les bénéfices de la CAO et de l’image de synthèse pour les architectes

Les avantages relevés par les architectes interrogés sont relativement nombreux mais certains thèmes reviennent plus fréquemment.

Facilité de perception et de compréhension des projets
Que ce soit par les clients, par les représentants de l’urbanisme mais aussi par les architectes eux-mêmes. On relève également la facilité avec laquelle on peut obtenir une vue d’ensemble du projet et de son contexte, au contraire des vues parcellaires obtenues avec les vues en plan, en coupe et en élévation. La CAO est donc considérée par beaucoup d’architectes comme un outil de présentation et de communication très efficace.
Un important gain de temps
Si les architectes reconnaissent une accélération du processus de modélisation, ce sont surtout les possibilités de modification rapide du projet qui sont mises en avant. La meilleure compréhension du projet par les différents intervenants permet également un gain de temps lors de la prise de décisions.
Autres avantages méritant d’être relevés
Parmi les réponses reçues, même si ce n’est que par peu de répondants, quelques avantages méritent d’être mis en lumière :

  • les facilités de partage des informations avec les différents intervenants du projet
  • l’harmonisation du processus de travail au sein de l’atelier d’architecture
  • la possibilité de réutiliser des éléments modélisés dans des projets précédents et de constituer ainsi des bibliothèques de composants réutilisables
  • le gain de précision obtenu par rapport aux plans papier
En marge de ces avantages, un architecte souligne cependant l’importance du dessin au crayon. Il critique également la dénomination Conception Assistée par Ordinateur:

Je pense que le mot CAO est impropre. Il n’existe à mon sens aucun logiciel de CAO. Je préfère celui de DAO ou de modélisation assistée lorsqu’il s’agit de 3D. La phase de conception et de recherche passe essentiellement par le crayon, beaucoup plus rapide pour effectuer et valider des esquisses. On effectue bien sûr des mises au point sur l’ordinateur mais s’il est nécessaire de modifier en profondeur tout ou partie du projet, la recherche passera à nouveau par le crayon. En revanche, une modélisation des abords ou d’un bâtiment existant accélère la prise de décision.

Si je reconnais l’importance du dessin au crayon lors des phases conceptuelles, je pense cependant que les logiciels de CAO actuels dépassent le simple Dessin Assisté par Ordinateur, rendant possible la modélisation de formes, de structures qu’il serait impossible de réaliser à la main dans des délais réalistes et rentables et constituant ainsi une aide précieuse et parfois irremplaçable lors des étapes conceptuelles d’un projet d’architecture.

Des architectes autonomes pour la production de leurs images de synthèse

Mauvaise nouvelle pour moi et pour les infographistes 3D prestataires de service réalisant des images de synthèse d’architecture : seuls 4% des répondants font systématiquement appel à des prestataires extérieurs pour leurs images 3D. Ce chiffre monte à 12,5% pour les architectes qui y font appel en complément de leur production en interne. C’est vraisemblablement le cas pour des projets nécessitant des images 3D de très haute qualité ou parce qu’ils manquent de temps pour les réaliser eux-mêmes. Un état de fait qui correspond bien à la vision de l’évolution de la profession d’infographiste d’architecture que j’avais dépeinte dans un précédent article.

Les principaux problèmes rencontrés par les architectes

Globalement, les architectes ne semblent pas éprouver beaucoup de difficultés lors de l’utilisation des logiciels de CAO. Les principaux problèmes épinglés sont les suivants:

  • la compatibilité limitée lors de l’échange de données avec d’autres intervenants
  • les difficultés pour rester à niveau suite aux mises à jour logicielles, par manque de temps ou à cause du coût des formations
  • la gestion d’un modèle à l’aide des calques
  • le coût très élevé des logiciels et du matériel informatique nécessaire
  • les difficultés pour modéliser des éléments non orthogonaux, des toitures, des terrains ou d’autres éléments non prévus par le logiciel
  • les plantages matériels et logiciels et les pertes de données informatiques

Dans une réponse, un architecte souligne la difficulté de trouver des collaborateurs compétents pour travailler avec leurs logiciels obsolètes. Faut-il continuer malgré tout à utiliser un logiciel de qualité qui n’est plus mis à jour même s’il convient aux projets développés par l’atelier d’architecture ?

Personnellement, je pense que l’avenir de la CAO passera par des échanges de données de plus en plus fréquents entre les différents intervenants de la construction et par une harmonisation des données CAO par l’intermédiaire de formats d’échange limitant au maximum les pertes d’information. Dans ce contexte, il va devenir de plus en plus difficile pour un atelier d’architecture de travailler avec des logiciels ne permettant pas ces échanges. Mieux vaut donc planifier dès maintenant le passage à une solution logicielle actuelle.

Concernant l’image de synthèse, les principales difficultés rencontrées concernent :

  • l’obtention d’images photo-réalistes dans des délais raisonnables
  • la représentation de végétation et de personnages réalistes
  • l’incrustation du modèle dans une photographie
  • et toujours le manque de temps

Conclusion

Je tiens tout d’abord à remercier chaleureusement tous les architectes qui ont accepté de participer à cette enquête. Même si je regrette le peu de participation, la qualité et les similitudes perçues dans les réponses me laissent penser que les résultats de cette enquête constituent un état des lieux relativement fidèle de l’utilisation de la CAO et de l’image de synthèse par les architectes en Province de Liège.

Vous êtes architecte ? Comment vous situez-vous par rapport à ce constat ? Quels logiciels utilisez-vous ? Y trouvez-vous les mêmes avantages ? Éprouvez-vous les mêmes difficultés ?

Laissez un commentaire en mentionnant, de préférence, votre lieu d’exercice (pays, région,…). Merci d’avance pour votre participation !

4 commentaires


  1. Bonjour,
    Pour information, j’utilise, depuis plusieurs années maintenant le logiciel « Intelliplus architectural » dont il est fait mention ci dessus…
    Je voulais écrire « utilise courageusement… »
    Si vous recherchez un programme alternatif à Autocad, attention. Sous des dehors plutôt attractif, c’est vrai, à l’usage intelliplus se révèle très lent (et je ne suis moi même pas très rapide…), lourd, instable. Assez rapidement on finit par amèrement faire le constat que ce programme n’est pas abouti. Sauf à travailler avec lenteur, il plante plusieurs fois par jours…
    Je prends le temps d’écrire ce petit compte rendu pendant qu’une fonction instable justement bloque le PC sur lequel tourne le programme…
    Pour ne pas perdre de données en éteignant la machine, j’accepte d’attendre parfois des dizaines de minutes qu’une possibilité de « commande » apparaissent à nouveau en ligne de commande. Cela donne le temps de ranger le bureau me direz vous… Il y a tant à faire dans un bureau d’architecture. Mais ce n’est pas viable à long terme, et cela peut me occasionner (cela m’est arrivé) de gros soucis avec une clientèle pressée…
    Je précise que le programme a tourné sur diverses machines et divers utilisateurs (très expérimentés en CAO), qui tous (machines et utilisateurs) se sont révélés mécontents à l’usage de ce programme.
    Je suis le seul qui continue à l’utiliser (courageusement résigné)… parce que je l’ai acheté et que je tiens à l’amortir.
    La société qui commercialise le programme en France répond poliment à l’appel mais ne donne aucune solution concrètes aux multiples problèmes rencontrés.
    Pour finir, Intelliplus apparaît souvent comme une alternative en CAO sous LINUX. C’est vrai pour la version d’essais, mais une fois introduite la clé physique de protection du programme acheté, cela ne fonctionne plus. Plusieurs informaticiens ont tenté de résoudre le problème,et s’y sont cassés les dents, sans résultat. La société qui m’a vendu le programme n’a aucune réactivité sur cette question, bien qu’elle sache très bien la publicité qui lui est faite par le réseau alternatif Linux.

    Enfin voilà donc un retour d’expérience, il y en a très peu sur le net pour intelliplus, qui j’espère permettra à l’un ou l’autre d’éviter de tomber dans cette ornière.
    N’hésitez pas à prendre contact avec moi si cela vous semble utile. Vous pouvez si vous le désirez venir faire l’essai in situ chez moi. j’ai laissé mon adresse émail lors de mon inscription sur ce site. Il suffit de me contacter.

    Bonne continuation à tous.

    Laurent

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  2. Bonjour,

    Bravo pour cette étude très complète. Je rebondis sur le constat qui veut que les architectes utilisent pour beaucoup en Belgique AutoCAD + un logiciel d’architecture.

    En effet pour la 2D comme pour son format DWG pour échanger avec les autres pros, AutoCAD est très utilisé.

    Je vous signale donc un logiciel d’Architecture très intéressant sur ce plan : IDEA de 4M commercialisé en français sous le nom IntelliPlus Architecturals.

    IDEA offre deux solutions en une :
    1. Il utilise le DWG comme format natif et offre une interface et un fonctionnement très proche d’AutoCAD
    2. C’est aussi un logiciel d’Architecture 3D avec des objets intelligents et une technologie de BIM avancée

    Son prix de 1490€ permet à ses utilisateurs de disposer d’une alternative à Revit ou ArchiCAD pour le prix d’un AutoCAD LT mais avec en prime le DWG natif et une transition facile pour les utilisateurs AutoCAD.

    Pour plus d’infos lisez l’analyse détaillée de l’excellent AECbytes dont l’éditeur a un PhD en Architecture et est une experte reconnue dans le domaine du BIM : http://www.aecbytes.com/review/2010/IDEA.html
    Voir aussi cette video : http://www.youtube.com/user/4MCAD#p/c/5C8EF7BD465DFEFC

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  3. La sortie de Sketchup il y a quelques années à vraiment beaucoup changé la donne, il a donné accès à la 3D de façon très simple et intuitive à quasiment tout le monde. Il est arrivé au début de mes études d’archi avec la v2 où je devais être le premier à l’utiliser, quand j’ai eu mon diplôme, on avait des cours dessus et la quasi totalité des étudiants l’utilisent depuis…

    Quand à la modélisation 3D depuis le logiciel d’archi c’est vrai que beaucoup encore ne s’en servent pas, en tout cas dans mes connaissances la majorité ne modélise en 3D que sur sketchup.

    Personnellement j’ai dû me mettre sur archicad pour bosser dans l’agence où je suis actuellement et depuis j’ai complètement abandonné Sketchup puisqu’on modélise en 3D tout nos projets sur archicad.
    Pour les rendus c’est Artlantis (qui s’intègre très bien à archicad grâce à son plugin) pour petits rendus ou quand les délais sont trop justes et Maxwell Render pour les concours (qui s’intègre lui aussi parfaitement à archicad).

    Aujourd’hui on fait de moins en moins appel à un prestataire extérieur pour les images, sauf quand on manque de temps ou qu’on a besoin d’une image vraiment chiadé pour un gros concours.
    C’est un plus indéniable de pouvoir faire des images en interne pour plein de raisons surtout si la personne en question est architecte à la base.

    Aujourd’hui la quasi totalité des étudiants en archi passent toute leurs études à faire de l’infographie pour leur projets d’école…Avec des logiciels qui deviennent de plus en plus performants et facile d’accès et avec le net comme source d’information beaucoup seront capables de faire la grosse majoritées des images lorsqu’ils seront archi, on a pas besoins d’images de très haute qualité la plupart du temps.

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  4. CQFD…
    Bonjour Laurent,

    Merci pour cette étude qui, j’en suis presque sûre, pourrait également être le reflet de ce qui se passe dans le S-O de la France…

    Globalement, ce que je trouve dommage, c’est que beaucoup d’architectes se contentent d’équipements médiocres, et bien souvent, le temps et les techniques utilisées ne sont pas optimisées…

    Je suis moi-même salariée au sein d’une agence où ni les architectes, ni les collaborateurs ne travaillent la 3d ou l’image (2D sur autocad). Mon travail consiste essentiellement à réaliser des visuels (images, plans, panneaux de présentation…) pour les permis de construire, et pour les phases de commercialisation de certains programmes. La plupart du temps, tout ça est fait dans la précipitation, « pour hier » en somme ; et qui plus est avec du matériel d’amateur (logiciel « light », pas de bibliothèques 2d ou 3d, etc…). C’est sans aucun doute un manque à gagner certain pour l’agence, qui ne se démarque pas de ses concurrents (qualité/originalité/pertinence des points de vue et des messages donnés), et qui ne tire pas vraiment profit des réalisations graphiques.

    Ce qui me surprend, c’est que l’on pourrait penser qu’il s’agit d’une notion de coûts, alors que pas vraiment. C’est surtout un mauvais calcul. Passer 2 jours à chercher un certain type de texture, végétation, personnage, ou objet 3d est beaucoup plus coûteux pour l’entreprise que d’acheter une bibliothèque. Le retour sur investissement est très vite perceptible…

    Par ailleurs, je crois que les architectes qui travaillent eux-mêmes leurs images le font surtout pour 2 raisons : d’abord le plaisir de mettre en lumière leur projet, et ensuite le caractère urgent de la réalisation de l’image. La culture des charrettes dans les cabinets d’architecture semble toujours d’actualité ;-)
    Cela ne me semble pas pour autant nuire gravement à l’infographiste 3D. Il reste celui qui se maintient au niveau, qui trouve le temps de se former (VS un architecte), et dont les connaissances s’ouvrent à d’autres types de réalisations : visites virtuelles, 3D temps réel, montage vidéo, etc… Je reste persuadée que la demande croissante de ce type de prestations amènera les architectes à confier de plus en plus de missions aux infographistes qualifiés.

    Sinon je n’ai plus qu’à me reconvertir ;-)

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