Livre « Créer avec SketchUp » – Interview de Nicolas Rateau

Cet article fait partie des articles de présentation des auteurs ayant participé au livre collectif « Créer avec SketchUp – 16 projets, de l’architecture au théâtre ».

Cliquez sur l’image pour afficher un extrait de l’étude de cas de Nicolas Rateau publiée dans le livre

Extrait de l'étude de cas de Nicolas Rateau publiée dans le livre Créer avec SketchUp

Architecte Paysagiste français diplômé de l’Institut Supérieur Industriel de Gembloux en Belgique, Nicolas Rateau exerce son métier depuis 2004; d’abord en Belgique puis, depuis peu, à Lyon, France.

Ses domaines d’activité sont les suivants :

  • Projets d’aménagement d’espaces publics
  • Projets d’urbanisme et de planification territoriale
  • Études paysagères et urbanistiques dans le cadre d’études d’incidences sur plan, d’études historiques et phytosanitaires

Voici une courte description de son apport au livre « Créer avec SketchUp » :

Projet 4 : Aménager une place

Dans son étude de cas, Nicolas détaille le processus de création du projet d’aménagement de la place Van Zeeland pour la ville de Soignies (Belgique) au sein du bureau d’études Poly’Art. S’il utilise les fonctions de base ainsi que les outils Bac à sable de SketchUp, Nicolas fait également appel à un large panel de plugins adaptés aux besoins spécifiques des architectes paysagistes et des urbanistes.

Voici l’interview qu’il m’a accordé:

Qu’est ce que cela t’a apporté de participer à cet ouvrage ?
Nicolas Rateau : J’ai commencé à utiliser SketchUp dans l’urgence, pour remplacer un autre logiciel qui n’était pas du tout adapté à mes besoins. J’ai donc appris le logiciel sur le tas en découvrant au fur et à mesure des projets, ses possibilités et ses outils.
J’ai amélioré ma méthode de travail avec le temps et avec l’apparition de nouveaux plugins offerts par la communauté, mais je n’avais jamais pris de recul par rapport à mon travail, par manque de temps, et à vouloir courir avant de marcher on passe à côté de beaucoup de choses. Écrire cet article m’a permis de faire le bilan sur ma façon d’utiliser le logiciel, et de mettre beaucoup d’ordre dans ma procédure de modélisation.
Dans un contexte professionnel, le manque de temps consacré à un même projet en continu, et les contraintes extérieures ne permettent pas toujours d’avoir le recul et le temps de réflexion que m’a offert la rédaction de cet article.
Enfin, les échanges que j’ai pu avoir avec toi durant les corrections de l’article m’ont fait découvrir des fonctions de SketchUp que je ne connaissais pas, où que j’utilisais de la mauvaise façon, donc un grand merci !!
Qu’est ce que SketchUp a changé dans ta manière de travailler ?
Après deux jours passés sur ALL Plan lorsque j’ai commencé mes premières modélisations 3D, j’ai tout de suite recherché une alternative pour travailler. Il me fallait un logiciel pour réaliser des maquettes 3D rapidement. J’avais déjà touché à la 3D dans mon temps libre auparavant mais je ne connaissais pas Sketchup. En parcourant les forums, j’ai téléchargé à l’époque la version 5 d’@Last et j’ai été bluffé par la rapidité de prise en main, et par les capacités « terrain » de SketchUp, outil indispensable pour les aménagements extérieurs. J’ai réussi à convaincre ma boîte de l’époque d’acheter le logiciel et je ne l’ai plus quitté.
Au départ, je m’en servais uniquement pour modéliser les projets terminé. Ensuite, nous l’avons intégré dans la démarche de conception pour différents projets d’aménagements urbains, et des esquisses urbanistiques. SketchUp n’a donc pas réellement modifié ma façon de travailler, il s’est juste révélé l’outil s’intégrant le mieux à ma démarche et à mes contraintes professionnelles.
Quel autre conseil peux tu donner sur et qui n’a pas été publié dans le livre ?
SketchUp est déconcertant lorsque l’on s’est essayé à d’autres logiciels 3D auparavant. On se dit simplement : « Enfin de la 3D facile ! ». Dans un sens c’est tout à fait vrai, parce que n’importe qui peut dessiner sous SketchUp sans aucun pré-requis en matière de modélisation 3D.
Mais sa facilité peut aussi être un piège dans lequel je suis tombé. Le fait que l’on modélise comme on dessinerait sur du papier est une réalité mais aussi une chose à éviter, parce qu’elle peut s’avérer fastidieuse.
Il faut je crois trouver un juste équilibre entre le « dessin libre » de SketchUp où l’on peut tout dessiner trait par trait, et les grands principes de la modélisation polygonale (qui part d’un élément polygonal basique, généralement un plan ou une boîte, pour arriver à un modèle complexe en utilisant une combinaison réfléchie des opérations polygonale de base : extrusions, révolutions, déformations, etc…) qui permettent de gagner beaucoup de temps. La facilité de SketchUp peut avoir tendance à écarter l’utilisateur de ces principes et lui faire prendre de mauvaises habitudes qui lui feront perdre du temps.
Je recommande aussi de suivre les étapes des didacticiels de SketchUp et d’autres logiciels, qui regorgent de bons conseils et d’astuces qui peuvent parfois vous faire gagner des heures de travail !!
Autre chose à dire sur SketchUp ?
Une chose que je ne me lasserai jamais de dire : merci à la communauté. Si SketchUp connaît aujourd’hui un tel engouement c’est aussi grâce à tous les passionnés qui œuvrent au jour le jour pour améliorer SketchUp, et pour seul bénéfice celui de donner à SketchUp ses lettres de noblesse. Dans le monde de la 3D, le gratuit n’a pas toujours bonne image, même si il est tout à fait valable.
Comme de nombreux utilisateurs professionnels, mais aussi particuliers, j’espère que le développement de SketchUp repris par Google depuis maintenant quelques années, continuera de porter ses fruits et de faire de ce petit bijou qu’avait fait @Last un véritable outil professionnel offrant toutes les capacités que l’on peut attendre aujourd’hui d’un logiciel de modélisation 3D.
Je tiens également à remercier toute l’équipe qui a travaillé à la réalisation du moteur de rendu externe Kerkythea, qui a été un complément logiciel essentiel dans mes projets, et qui n’a jamais cessé de s’améliorer, tant dans ses capacités que dans son intégration avec SketchUp.

Quelques réalisations :

aire-repos-autoroute

Concours pour la rénovation de l’aire d’autoroute de St Ghislain (Belgique). Client : Trièdre SCRL (Binche), BP

Place-Mansart-La-Louviere-Belgique-03

Réaménagement de la place Mansart à La Louvière (Belgique). J’étais alors associé du Bureau Poly’Art à Mons, Projet de Mr Hugues Sirault

Pour en savoir plus sur Nicolas Rateau, visitez son site web : http://www.euca.fr

2 commentaires


  1. Bonjour Juliette,

    Pour modéliser des terrains, Google SketchUp dispose d’une série d’outils Bac à sable qui permettent de modéliser à partir de courbes de niveau, de déformer une surface TIN, de projeter un contour en plan sur un terrain, etc. Pour afficher la barre d’outils Bac à sable, cliquez sur le menu déroulant Affichage > Barres d’outils > Bac à sable.

    Ces outils Bac à sable sont parfois introuvables, notamment dans la version gratuite de SketchUp. Pour les activer, cliquez sur le menu déroulant Fenêtre > Préférences > Extensions puis cochez Outils Bac à sable.

    Répondre

  2. Oh! je suis éblouie car je ne sais pas utiliser les logiciels, pourtant il faut que je le sache car je suis étudiante paysagiste,j’ai des devoirs de conception et il faut que je puisse concevoir des jardins et jusque-là je n’arrive pas, mais je sais qu’en cherchant je pourrais y arriver. Je suis tombée par hasard sur votre site, si je dois donner une note je donnerai 9/10

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.