La profession d’infographiste d’architecture au fil du temps
Par Laurent Brixius
La profession d’infographiste d’architecture a profondément changé aux cours de ces 20 dernières années. Il y a 20 ans, ils n’étaient qu’un poignée, membres d’une élite, armés de stations de travail et de logiciels valant une petite fortune, détenteurs de connaissances très peu diffusées, peu sensibles à une concurrence virtuellement inexistante… du moins en infographie ! Les concurrents étaient alors le plus souvent les perspectivistes “à l’ancienne”. Ces illustrateurs réalisaient des rendus à l’aquarelle, à l’acrylique ou encore au crayon pour une fraction du prix demandé par les infographistes d’architecture.
Aujourd’hui, dans le domaine de l’architecture, il est bien difficile pour un jeune infographiste freelance de faire sa place au soleil… Flashback !
Il y a 20 ans, l’infographie d’architecture, c’était…
- Des stations de travail hors de prix ;
- Des logiciels du même acabit ;
- Des plans le plus souvent fournis imprimés sur papier si pas tracés au rotring ;
- Des images peu réalistes ;
- Des projets en images couvrant l’ensemble des étapes de conception d’un projet d’architecture, de l’esquisse jusqu’à l’image de promotion en passant souvent par la production des plans ;
- Des animations réservées aux projets de haut standing (lisez “avec un budget très conséquent”).
Avec l’apparition de PC capables de rivaliser avec les stations de travail tournant sous UNIX achetées à prix d’or quelques années auparavant, la situation évolue rapidement. Le développement de logiciels sur PC, comme 3D Studio (pas encore Max), joue aussi un rôle primordial dans cette évolution.





