Curieux de connaître les étapes de réalisation d’une image de synthèse d’architecture?

Contrairement à ce que certains pourraient croire, il n’existe pas de bouton « sors-moi une image de haute qualité de mon projet d’architecture ». L’image de synthèse que vous voyez ci-dessous est le résultat de nombreuses étapes (et heures) de travail. Client: Century 21 Bureau Blavier - Architecte: Atelier d'architecture Etienne Maréchal et Associés

Client: Century 21 Bureau Blavier – Architecte: Atelier d’architecture Etienne Maréchal et Associés

Si vous avez envie de savoir comment on passe d’un jeu de plans d’architecte en deux dimensions à une image comme celle ci-dessus, suivez le guide et découvrez le processus fascinant de l’infographie 3D d’architecture

Voici donc les étapes nécessaires à la réalisation d’une image de synthèse de qualité. J’en profite pour remercier ici tous nos clients qui privilégient la qualité et l’efficacité d’une image plutôt que les prix « discount ».

Étape 1 – Le contact avec le client

Il s’agit d’une étape primordiale. Il s’agit de déterminer les besoins réels du client. A quoi serviront les images, sur quel support doivent-elles être présentées, s’agit-il d’une animation, quelle en sera la durée…? Bref, plus les questions et réponses seront claires et précises, plus l’offre le sera également.

L’objectif du client peut être de faciliter la vente à l’aide d’une image fascinante qui attire l’attention et incite les clients potentiels à prendre contact pour plus de renseignements ou mieux… pour acheter. Nos clients architectes peuvent quant à eux bénéficier de toutes les étapes d’élaboration de l’image pour faire évoluer le projet: étudier la volumétrie et les détails, analyser l’ensoleillement du bâtiment dans son site, tester l’aspect de différents matériaux, etc. Ces images de travail constituent également un outil de communication très efficace dans leurs relations avec le client, les pouvoirs publics, les riverains et tous les autres intervenants du projet.

Le premier contact s’établit le plus souvent en chair et en os. Lorsqu’une relation de confiance réciproque s’est établie, les contacts suivants peuvent éventuellement se dérouler par téléphone ou par e-mail.

Étape 2 – L’estimation et l’offre de prix

Sur base des informations obtenues du client, j’estime le nombre d’heures nécessaires à la réalisation de la partie infographie 3D et de la partie compositing en 2D. S’il s’agit d’animations, je dois également estimer le temps nécessaire au calcul des images. Chaque seconde d’animation nécessite 24 images pour un affichage fluide. Une image est calculée en quelques secondes, minutes ou heures suivant la résolution, la complexité du projet et le logiciel de rendu utilisé. Cette estimation doit également tenir compte des différents tests de l’éclairage, des matériaux et des petites adaptations du modèle 3D.

L’offre de prix est ensuite établie en multipliant le nombre d’heures opérateur et machine estimées par leurs taux horaires respectifs. A cela s’ajoute les frais éventuels rendus nécessaires par les contraintes du projet.

Étape 3 – La signature du contrat

Si l’offre correspond bien aux attentes et au budget du client, elle peut être signée pour accord par le client et le travail peut débuter.

Étape 4 – La réception et l’analyse des documents nécessaires à la réalisation du travail

Les informations nécessaires à la réalisation d’un projet en infographie d’architecture nous sont le plus souvent fournies sous la forme de fichiers CAO au format DWG (Autocad) exportable par la grande majorité des logiciels de CAO actuels. Dans des cas plus rares, nous recevons les plans cotés sur papier voir de simples croquis à l’échelle. Il arrive également qu’on nous fournisse directement une maquette 3D provenant de logiciels comme ArchiCAD, AllPlan ou Sketchup.

Étape 5 – Esquisse 3D des volumes, recherche du cadrage et ébauche de l’éclairage

maquette 3D dans Sketchup
La maquette de masse du bâtiment est réalisée principalement avec Sketchup. Seules certaines parties complexes ou nécessitant un aspect lissé impeccable sont modélisées directement dans 3D Studio Max ou d’autres logiciels spécifiques. Nous utilisons systématiquement le meilleur outil pour le résultat recherché.

A ce stade, on établit grossièrement les points de vue les plus intéressants. Cela permet de déterminer ensuite les zones du projet à modéliser plus précisément.

esquisse 3D importée dans 3D Studio max
Enfin, on pose les bases de l’éclairage. La position et le type d’éclairage sont le plus souvent choisis en fonction du cadrage des caméras. L’objectif est de bien délimiter les différents volumes pour faciliter leur lecture. On cherche aussi à éviter des ombres inesthétiques. L’éclairage est souvent géographiquement et temporellement exact: on détermine la position du nord par rapport au bâtiment et sa position géographique exacte (avec Google Earth?). On peut ensuite visualiser l’ensoleillement du bâtiment à n’importe quelle période de l’année et de la journée.

Envoi d’un état d’avancement au client et modifications éventuelles suite aux remarques du client

Vous allez retrouver cette sous-étape systématiquement pour chaque phase du projet. Elle est essentielle pour rassurer le client et lui permettre de s’investir pleinement dans la démarche. De plus, elle procure au client des images de travail lui permettant de dialoguer plus rapidement et plus efficacement avec tous les intervenants du projet.

Étape 6 – Affinage du modèle 3D et ajout des détails


En fonction du point de vue choisi, certaines parties du projet seront modélisés plus en détail. Ce sera tout particulièrement le cas des éléments remarquables, des parties faisant resortir le style architectural de l’auteur de projet et des éléments situés à l’avant-plan.

L’ajout des détails constitue un des postes les plus lourds du projet. C’est à ce moment que la maquette devient plus complexe. Les modifications profondes du projet à ce stade nécessitent beaucoup de temps et il est même parfois plus rentable de remodéliser une partie du bâtiment plutôt que de tenter de la modifier. Il est donc conseillé d’effectuer tous les changements de volumétrie à l’étape précédente.

Envoi d’un état d’avancement au client et modifications éventuelles suite aux remarques du client

Étape 7 – Création, adaptation et application des textures – Affinage de l’éclairage


S’il est tout à fait possible de créer une belle image sans aucune texture ou même couleur, une scène mal éclairée ne donnera jamais de bon résultat. Le processus d’application des matériaux aux éléments architecturaux est donc intimement lié à l’éclairage de la scène. Un matériau est d’ailleurs rarement utilisable tel quel dans un autre projet.

En infographie 3D, chaque matériau est défini par une quantité impressionnante de paramètres: couleur ambiante, diffuse et spéculaire, texture, transparence et autres, l’objectif étant de simuler au mieux l’apparence du matériau réel dans l’image finale.

L’éclairage de la scène est pour moi la partie la plus complexe et la plus passionnante de l’infographie 3D. Je fais dans certains cas appel à un logiciel de rendu spécifique, Maxwell Render, mais les temps de calcul sont alors très longs et rarement rentables en production. Je préfère le plus souvent simuler les éclairages indirects au moyen de sources lumineuses atténuées. Les temps de mise en place et de tests peuvent être relativement long pour certains projets complexes… mais les rendus sont fulgurants par rapport aux moteurs de rendus spécialisés en illumination globale.

Envoi d’un état d’avancement au client et modifications éventuelles suite aux remarques du client

Étape 8 – Calcul des images de synthèse en haute définition


Le choix de la résolution de l’image (en pixels) est fonction de l’utilisation qui doit être faite de l’image. Une image uniquement destinée à être intégrée à un site web pourra se contenter d’une relativement basse résolution. Une image qui va s’étaler sur un panneau de promotion immobilière de 4 mètres sur 2 nécessitera une bien meilleure résolution, surtout si l’image peut être examinée de près.

Lors du calcul de l’image finale, il est possible de calculer séparément les différentes « passes » de l’image: couleurs diffuses, ombres, réflexions, etc. Cela permet d’affiner très précisément l’image lors du compositing final. Je calcule également systématiquement la couche alpha qui permet de séparer le modèle 3D de son fond. Cela me permet de changer rapidement un ciel ou l’environnement d’une image de synthèse.

Note: une fois la maquette 3D modélisée, texturée et illuminée, le calcul d’images additionnelles représente un coût négligeable. On peut donc rapidement obtenir des vues montrant toutes les facettes du projet.

Envoi d’un état d’avancement au client et modifications éventuelles suite aux remarques du client

Étape 9 – Retouche d’image et compositing final

compositing final avec fond de ciel, végétation et silhouettes
Les quelques imperfections non détectées lors des phases précédentes sont corrigées en retouche d’image avec Photoshop. On peut aussi modifier la colorimétrie, la luminosité ou les contrastes de l’image pour l’adapter à un environnement photographique existant comme c’est le cas pour les intégrations dans le site.

Le compositing va ensuite donner vie à l’image de synthèse en créant une atmosphère avec l’adjonction de végétation, de silhouettes ou de véhicules. On peut faire varier les ombres ou l’intensité des réflexions, modifier la couleur d’un élément spécifique ou encore ajouter des effets spéciaux. Le compositing permet aussi de dynamiser et d’équilibrer la composition. Enfin, j’accorde une importance primordiale à la relation de l’image de synthèse avec la page blanche, ce qui lui permet de s’adapter à toutes les utilisations. Le compositing constitue la phase qui transforme réellement une bonne image en une image épatante dont on se souviendra!

Envoi d’un état d’avancement au client et modifications éventuelles suite aux remarques du client

Étape 10 – Livraison de l’image définitive au client ou à son imprimeur

Une fois l’image finale validée par le client, elle est livrée soit sur support physique (impression papier, CD-R ou DVD-R), soit envoyée par e-mail si sa taille n’est pas trop importante. Au delà de 2 ou 3 Mo, nous fournissons un lien vers le fichier informatique hébergé sur notre serveur web. Il est alors possible au client de télécharger des fichiers de plusieurs centaines de Mo. Nous pouvons également fournir des versions de taille réduite compressées et optimisée pour l’affichage sur un site web.

Étape 11 – Archivage de l’ensemble des données utiles du projet

Qui sait comment un projet peut évoluer? On nous demande parfois des années après de réaliser une nouvelle image d’un projet, lors d’une transformation par exemple. Il est donc très important d’archiver systématiquement les données réutilisables du projet. Pour parer à toute éventualité, nous archivons quotidiennement les fichiers critiques des projets en cours à la fois sur un autre ordinateur du réseau et sur un espace de stockage dont nous disposons avec l’hébergement de notre site Internet.

Suit ensuite la rédaction du rapport de fin de travail. Il nous permet de tirer les leçons des erreurs et problèmes rencontrés pour améliorer notre rentabilité et la satisfaction de nos clients.

Étape 12 – Facturation du projet

Tout travail mérite salaire.

Étape 13 – Repos… si j’en ai le temps

L’infographie d’architecture n’est pas un service auquel les architectes ou les promoteurs font appel quotidiennement. Il peut parfois se passer quelques semaines entre 2 projets importants. C’est le moment de relâcher un peu la pression, de mettre à jour mes connaissances en infographie, webdesign ou marketing et… passer un peu plus de temps en famille!

Mais comme c’est souvent le cas, plusieurs commandes arrivent en même temps… et il faut s’accrocher!

Conclusion

Nous voici au terme de cette présentation de la création d’un rendu d’architecture au moyen de l’infographie 3D et du compositing 2D. Mais certaines de vos questions n’ont peut-être pas trouvé réponse dans ces lignes!? Laissez-moi un commentaire et je me ferai un plaisir de vous répondre.

27 commentaires


  1. Bonjour. J’aimerais savoir à l’heure d aujourd’hui combien coûte la réalisation d’images de synthèse ??? afin de créer un site de réservation dans le tourisme ?
    J’aurais voulu savoir ce qu’il faut comme support de base et si, en proposant ce projet avec une boite qui produit la vidéo synthèse et image de synthèse, ce projet sera viable ??

    Merci pour votre aimable coopération

    Répondre

    1. Bonjour Michel Coonen,

      Chaque projet est différent et le coût de réalisation d’images de synthèse varie donc fortement en fonction du temps de travail estimé, des composants (modèles 3D, matières ou textures, …) à acheter, du délai de réalisation, de la résolution (images destinées uniquement à illustrer un site web ou utilisées aussi pour des images imprimées ?)

      Comme vous pouvez le voir, de nombreux paramètres entre en ligne de compte pour estimer le prix de réalisation. J’ai d’ailleurs publié il y a quelques années une série de 8 article sur l’estimation de prix d’une image de synthèse. C’est vous dire !

      Afin d’obtenir une offre, le plus simple est nous contacter en fournissant les plans, coupes et élévations de votre projet (par exemple en PDF) avec une description des matières à utiliser et en décrivant le plus précisément possible vos attentes :

      • Nombre d’images et points de vue souhaités
      • Délai de réalisation
      • Résolution des images, par exemple 1920×1080 pixels ou A4 300dpi (pour indiquer les exigences de l’imprimeur)

      Impossible, bien évidemment, de vous assurer de la viabilité de votre projet uniquement sur la base d’images de synthèse. Une image de synthèse photo-réaliste de qualité vous permet d’attirer l’attention sur votre service et de séduire vos clients potentiels. Mais il faut bien entendu que votre service corresponde aux attentes de ces clients potentiels et qu’il soit rentable.

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  2. Bonjour Monsieur Meuris et merci pour votre passage sur ce blog,

    Voilà bien des années que j’ai réalisé cette image pour Century 21 Bureau Blavier… Et j’y repense chaque fois que je passe à côté du projet construit. Depuis, cet article a déjà reçu plus de 7600 visites, ce qui en fait un des articles les plus lus de ce site web.

    Si je devais refaire une image pour ce projet en 2011, j’utiliserais à présent un moteur de rendu photo-réaliste comme Mental Ray ou Vray afin d’obtenir un réalisme et une qualité encore meilleure.

    Au plaisir de collaborer à nouveau avec vous sur un futur projet.

    Laurent Brixius

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  3. Bonjour,

    Je découvre cette page par hasard. Très intéressant ! Nous avons en effet été ravi de cette réalisation et de la qualité de cette image.

    Bonne continuation.

    Eric MEURIS

    Répondre

  4. Bonjour Nejib,

    Etre architecte n’est pas indispensable pour réussir dans ce domaine. Mais vous devez être capable de lire un plan d’architecte et devez disposer de connaissance de base dans ce domaine pour éviter des erreurs, surtout de modélisation.

    Dans de nombreux cas, votre client comptera sur vos compétences pour « combler les vides » et faire des propositions créatives et constructives. Etre proactif est un gros avantage.

    Cela dit, je vous déconseille de vous limiter à l’infographie d’architecture. C’est un domaine ou vos principaux concurrents sont vos principaux clients, les architectes.

    Si ce n’est déjà fait, je vous conseille la lecture de mon article « La profession d’infographiste d’architecture au fil du temps ».

    Répondre

  5. Un grand merci pour votre manière de simplifier les différentes étapes de réalisation d’un projet architectural en 3d. Ce qui ma motivé à m’inscrire dans une école 3d qui propose une formation de 7 mois en architecture 3d.
    Ma question est :
    Pensez vous que aurai je la chance de réussir dans ce domaine alors que je ne connait rien en architecture et que ma formation jusque là a été purement informatique ( programmation+web). Sachant que je suis passionné par l’image 3d et par le design architectural.
    Remarque: Je travaille dans une société informatique comme programmeur chose qui m’ennuie beaucoup et je compte vraiment changer de carrière ou travailler en freelance dans votre domaine une fois que j’aurai acquis des bases solides.
    Je compte sur votre avis.

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  6. Bonjour Yalcouye,

    Je suis prêt à répondre à des questions ponctuelles. Je n’ai cependant pas le temps de proposer des formations gratuites sur les logiciels utilisés. Merci de ta compréhension.

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  7. bonjour professeur j’ai bien suivi votre exposé assez clair et simple, mais j’ai une requête. Je suis étudiant en architecture alors si on pouvait avoir quelques petites explications sous forme de leçon sur le logiciel 3D pour mieux le cerner. Je vous remercie.

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  8. Salut tomy et merci pour le compliment :-)

    Il y a de nombreuses formations accessibles pour apprendre 3D Studio Max. Dans quels pays/région habites-tu?

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  9. vraiment c est superbe et simple pour apprendre merci bcq
    moi aussi je travaille dans une cabinet d’architecture j’utilise autocad artlantis et photoshop et j aimerai bien avoir une formation sur 3D Studio Max
    Bonne continuation
    merci

    Répondre

  10. Bonjour Nabih,

    Personnellement, j’utilise 3D Studio Max pour les rendus réalistes de modèles réalisés avec Sketchup. Pour un rendu réellement photo-réaliste, j’utilise Maxwell Render.

    Il existe cependant beaucoup d’autres solutions comme V-Ray, SU Podium, Indigo et autres.

    Si tu ne disposes pas d’un budget conséquent, tu peux essayer Kerkythea qui donne de bon résultat. J’ai traduit le guide de démarrage en français mais je ne l’utilise pas assez pour solutionner les problèmes que tu pourrais rencontrer avec.

    Pour des rendus rapides de bonne qualité sans être photo-réaliste, je pense que la solution la plus facile d’accès est ArtLantis. Le logiciel est relativement accessible financièrement également.

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  11. J’utilise Sketchup comme logiciel pour le 3d il est facile d’utilisation mais le rendu n’est pas trop professionnel. Que me conseillez-vous?

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  12. salut Mr!
    Bravo pour ce superbe exposé à la fois simple et trés instructif!
    je suis étudiant architecte et j’ai réalisé quelques images en utilisant 3dsmax et photoshop comme vous l’avez mentionné dans votre exposé! Et si vous ne voyez pas d’inconvenient , j’aimerai bien les envoyer pour vous afin de me donner vos remarques!
    cordialement kais

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  13. Merci GGaet!

    Il est certain que parvenir à une bonne qualité d’image demande un investissement en temps non négligeable. Mais les possibilités d’apprentissage sont infiniment plus importantes aujourd’hui que lorsque j’ai commencé l’infographie 3D d’architecture il y a une dizaine d’année!

    Il existe à présent des quantités de livres, de didacticiels sur Internet, des formations spécialisées dont on pouvait seulement rêver à l’époque. Et la plupart des logiciels d’architecture actuels proposent une fonctionnalité pour la création d’images de synthèse. Sans compter Blender, le logiciel de d’infographie 3D open-source et gratuit qui rend l’image de synthèse accessible à tous.

    Je pense que l’élément indispensable pour « pouvoir le faire » comme vous dites est la motivation. Et une vision claire de vos objectifs à long terme.

    Bonne continuation en tous cas. S’informer est déjà aller de l’avant!

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  14. A vous lire, on croirait que je vais pouvoir le faire …

    L’espoir fait vivre.
    Bravo pour ce superbe exposé.

    Répondre

  15. Je suis tout à fait d’accord sur ce point. Ce n’était cependant pas l’objet de cet article.

    A propos du talent de l’infographiste qui réalise les images, j’ai conclu par ces termes l’article Infographie 3D : Photoréalisme… ou pas? : L’infographie 3D, c’est comme la photographie: ce n’est pas parce que vous avez à votre disposition un appareil professionnel que vous parviendrez à réaliser des oeuvres d’art. C’est votre maîtrise du matériel, le choix de l’éclairage et du cadrage, votre intuition et votre créativité qui feront la différence.

    Répondre

  16. Il ne faut surtout pas négliger le talent de l’inforaphiste….le logiciel passe bien après à mon gout…

    Répondre

  17. Bonjour Patrick,
    Venant d’AutoCAD, l’évolution logique serait de passer à Architectural Desktop. Disposant d’un marché très important de licences Architectural Desktop et suite aux améliorations apportées à la 3D dans Autocad (qui constitue la base de ADT), il est cependant fort probable qu’Autodesk poursuive le développement de ce produit. Cependant, l’avenir semble être aux logiciels BIM (building information model) qui sont capables de créer des modèles 3D « intelligents » d’un projet d’architecture comme les logiciels Revit, ArchiCAD, AllPLAN ou encore Bentley Architecture.

    Dans ce domaine, on peut dire que le marché se divise en 3 éditeurs majeurs:

    • Nemetschek – Suite au rachat il y a peu de Graphisoft, Nemetschek édite les logiciels de CAO/BIM orientés architecture suivants:
      • AllPLAN
      • ArchiCAD
      • VectorWorks
    • Autodesk – Autodesk, l’éditeur du logiciel AutoCAD, propose:
      • Revit
      • Architectural Desktop
    • Bentley – L’éditeur du logiciel Microstation propose:
      • Bentley Architecture

    Personnellement, je n’utilise aucune de ces solutions car elles ne correspondent pas à mes besoins en infographie 3D d’architecture. En effet, les modèles 3D issus de ces logiciels contiennent une quantité impressionnante d’informations qui sont inutiles pour la réalisation d’images et qui alourdissent la maquette 3D. De plus, ces logiciels sont efficaces à partir du moment où tu disposes de bibliothèques de composants adaptés à ton architecture. ARCH’image réalise des images de projets provenant de nombreux architectes différents qui ont chacun leur propre style et manières de travailler.

    Si tu veux des conseils d’utilisateurs de ces différentes solutions, je te conseille rechercher dans le forum de discussion du site http://www.aroots.org: le sujet y a sûrement déjà été débattu.

    Etant donné que tu te lance dans le génie civil, il peut également être intéressant d’étudier les différents logiciels proposés pour trouver une solution qui puisse collaborer efficacement avec le logiciel CAO/BIM que tu auras choisis.

    En ce qui concerne le choix d’une solution pour la réalisation d’images provenant de ces différents logiciels CAO, je pense que cela dépend de la solution CAO/BIM choisie. 3D Studio Max est, logiquement, particulièrement bien intégré avec les autres logiciels édités par Autodesk. Le plus intéressant est la possibilité de lier un fichier pour ne pas devoir refaire tout le travail de texturage à chaque modification du projet.

    Du côté de Nemetschek, il existe des solutions basées sur le logiciel Cinema4D de Maxon (racheté par Nemetschek) pour AllPLAN, ArchiCAD et Vectorworks.

    ArtLantis de l’éditeur ABVENT, semble être une solution efficace pour réaliser rapidement des images de synthèse de qualité correcte (mais sans plus selon moi) à partir de tous les logiciels énumérés ci-dessus. Il dispose d’une connectivité améliorée avec Archicad, VectorWorks et Sketchup.

    En conclusion, pour la réalisation d’images de synthèse, choisit d’abord le logiciel de conception que tu vas utiliser.

    Répondre

  18. bonjour Monsieur Laurent,
    je tiens tout d’abord à vous félicité pour tous ce que vous avez fait jusqu’ici, en ce qui concerne la modélisation des projets de bâtiment et l’infographie en 3D.En effet j’ai toujours été attiré par tous ce qui concerne l’architecture mais il se trouve que je suis entrain de faire des études supérieures de génie civil ayant toujour un amour pour la modélisation des projets et l’infographie que je voudrais bien apprendre.Car je travaille avec autocad et skechtup pour faire de petits projets et j’aimerais bien évoluer alors que me conseillez vous?
    je vous remercie d’avance
    Patrick Zambo

    Répondre

  19. Merci pour la réactivité !

    Je m’en vais de ce pas tester la version d’évaluation de Artlantis.

    Encore merci Laurent Brixius.

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  20. Bonjour So-Me,

    Pour l’étape 6 (ajout des détails), j’utilise soit Sketchup (en tirant parti des possibilités des Composants de Sketchup) soit 3D Studio Max pour les éléments plus organiques ou pour les éléments qui sont plus faciles à réaliser avec les outils avancés de 3D Studio Max (loft, déformations de surfaces avec soft selection, splines auxquelles ont peu donner une épaisseur, etc). Le principe essentiel est ici d’utiliser le logiciel qui convient le mieux à la tâche. La maîtrise des logiciels que tu utilises est donc un grand avantage car une opération qui prendrait des heures dans Sketchup peut ne prendre que quelques minutes dans 3D Studio Max.

    En ce qui concerne l’éclairage et le rendu, tu peux oublier Sketchup. Ce n’est pas du tout un logiciel de rendu et je ne pense pas qu’il le devienne un jour (et c’est heureux car une de ses grandes forces est la simplicité d’utilisation). Il faut donc te tourner vers les logiciels plus spécialisés tels Artlantis, 3D Studio Max, Maxwell Render et autres. J’utilise personnellement 3D Studio Max car je dispose d’une licence depuis longtemps et que je le connais particulièrement bien mais ce n’est sans doute pas le logiciel le plus simple à aborder ni le moins cher ni même le mieux intégré à Sketchup. Il me semble qu’Artlantis dispose d’une bonne intégration avec Sketchup – à confirmer puisque je ne l’utilise pas.

    Pour l’éclairage et le rendu, il y a de quoi remplir de nombreux livres pour en aborder toutes les facettes et d’autres l’ont fait avant moi. Je te conseille d’essayer de te procurer « SG couleurs : éclairage et rendu numériques » de Jeremy Birn, un ouvrage de référence en la matière mais pas toujours facile à obtenir. Une version améliorée est sortie en 2006 mais en anglais seulement sous le titre « Digital Lighting And Rendering ».

    J’écrirai sans doute quelques articles sur le sujet dans la rubrique Infographie 3D de ce blog mais ce sera pour plus tard…

    Une info tout de même: je n’utilise que très rarement les moteurs de rendu en illumination globale (style Mental Ray, VRay, FinalRender, Maxwell Render et autres) car les temps de calcul sont très longs surtout pour de très hautes résolutions comme cette image (plus de 10000 pixels de large). Je simule donc les éclairages indirects à l’aide de sources de lumière secondaires atténuées. Cela nécessite une bonne compréhension de l’éclairage et prend plus de temps lors de la mise en place des éclairages mais c’est vite rentabilisé lorsqu’on doit calculer de nombreuses vues ou une animation composée de milliers d’images.

    Répondre

  21. Bonjour !

    Alors moi jusqu’à l’étape 5 je comprends très bien, mais juste après à l’ajout de détail, je me perds car il me semble qu’on abandonne à ce moment là Sketchup, n’est-ce pas ? Que doit on utiliser après cette étape en software ?

    A vrai dire, c’est à partir de là que j’atteinds mes limites persos en modélisation 3D. Auriez vous peut être des conseils pour aborder le détail, le rendu et l’éclairage (ça fait peut être beaucoup!) pour un "confirmé" sketchup mais débutant pour le reste! Merci.

    Répondre

  22. Les images de personnages qui me servent pour intégrer des silhouettes dans mes créations en images de synthèse viennent d’un peu partout:

    • bibliothèques de personnages payantes (RPC)
    • images gratuites trouvées sur Internet, par exemple sur http://www.got3d.com
    • catalogues de mode
    • magazines
    • photographies personnelles
    • et pourquoi pas des personnages de BD (pas encore fait… faudrait que j’y pense)

    Etant donné l’usage qui en est fait, je ne pense pas qu’elles soient soumises aux lois du copyright ;)

    Le tout est de prendre son courage à deux mains et de commencer le fastidieux travail de détourage de chaque personnage. Fort heureusement, on n’a pas besoin d’être très précis pour des silhouettes et il est facile de reconstituer des parties manquantes ou de modifier la position d’un membre. L’important est de choisir des images qui sont parlantes une fois remplies en blanc. On doit pouvoir comprendre la position ou l’action du personnage à partir de ses contours.

    Une bibilothèque de personnage prend du temps à constituer. Tu peux bien sûr brûler les étapes en achetant des bibliothèques payantes mais cela revient fort cher pour n’utiliser finalement que les contours…

    Comme je l’ai expliqué sur le site http://www.tdt3d.com, j’ai commencé à utiliser systématiquement des silhouettes blanches en 2003 suite à plusieurs constats:

    • pas de problèmes d’ombres mal orientées
    • les silhouettes blanches ne nécessitent pas d’ombres portées tout en ne semblant pas flotter
    • fonctionne pour une personne de face ou de dos indistinctement
    • pas de problème de copyright
    • la qualité d’origine du personnage n’a pas d’importance ou très peu.
    • les silhouettes sont neutres et ne prennent pas le pas sur le sujet de l’image
    Répondre

  23. Felicitation pour cet extraordinaire travail.

    Je commence moi aussi à réaliser des images de synthése et je recherche des personneges à mettre dans mes décors.

    Serait il indiscret de te demander où tu trouve ces images ?

    D’avance merci

    Répondre

  24. Bravo professeur, ton exposé est clair et accrocheur.

    Répondre

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