Maxwell 1.0 est (enfin) arrivé. Un moteur de rendu photoréaliste hors du commun pour l’infographie 3D.

Indépendance par rapport à un logiciel d’images de synthèse, calcul spectral de la lumière (type HDR), matériaux complexes et physiquement corrects, illumination globale totale (avec caustiques, translucidité, sss), modèle de caméra réaliste et bien plus. Il serait parfait s’il n’était si lent et si cher (995$ pour 4 processeurs). Voyons cela de plus près…

fond du site d'ARCH'image réalisé avec Maxwell

Après de nombreux mois d’attente (j’ai ma licence depuis janvier 2005) et de très nombreux retards, la version 1.0 de Maxwell est enfin arrivée. Voici le lien vers le site de Next Limit.

Quelques caractéristiques spécifiques:

  • Il dispose d’un Studio virtuel qui permet d’importer des fichiers aux formats OBJ, STL, LWO, NFF, XC2, DXF, 3DS, XML et FBX. De nombreux plug-ins ont également été développés, avec plus ou moins de bonheur, pour 3D Studio Max, Maya, Lightwave et d’autres.
  • Calcul spectral de la lumière (de type High Dynamic Range ou HDR). On n’est plus limité à l’espace RGB très retreint de la plupart de logicels de rendu.
  • Il est possible de créer des matériaux complexes constitués de plusieurs couches aux propriétés physiques différentes. Ex: la peinture métallisée d’une voiture ou un parquet vitrifié.
  • Flou de mouvement calculé directement et pas en post-processing.
  • Chaque objet peut émettre de la lumière. Ainsi, un objet de grande taille produira des ombres plus douces qu’un objet minuscule.
  • On peut utiliser un grand très nombre de sources de lumière sans différence de temps de calcul très important.
  • Ciel physiquement correct variant en fonction du moment et de la localisation géographique. Cette fonctionnalité devrait évoluer vers un simulateur pouvant représenter des conditions météorologiques particulières ou la lumière de la lune.
  • Effets d’éblouissement, de halo lumineux provoqués par la diffraction de la lumière
  • Emixer – cette fonctionnalité totalement innovante permet de modifier l’intensité de n’importe quelle source de lumière, y compris le ciel, pendant ou même APRES la fin du calcul. Il est donc possible de réaliser des études d’éclairage extrêmement réalistes et des simulations d’ambiances lumineuses.

Il semble que cela valait la peine d’attendre aussi longtemps mais le parcours fut ardu. La confiance des utilisateurs des versions alpha, beta et RC fut souvent mise à rude épreuve par les retards incessants, les promesses non tenues et le manque de communication de Next Limit.

Conclusions

Un produit novateur aux possibilités énormes malgré son retard de mise en service, et qui garde une bonne longueur d’avance sur ses concurrents.

Quelques bémols cependant concernant son prix (995$ pour son utilisation avec 4 processeurs maximum) et les temps de calculs TRES longs (souvent plus de 10 heures pour une résolution moyenne) qui le rendent impropre à la réalisation d’animation à 15-30 images par seconde (sauf si vous disposez d’une ferme de rendu bien équipée et du budget qui va avec bien sûr).

Laurent Brixius

2 commentaires


  1. Bonne nouvelle, il existe l’équivalent de ce soft en version gratuite: Indigo renderer. Il dispose entre autre des mêmes avantages et aussi des mêmes inconvénients la lenteur,…
    Plus d’infos: http://www.indigorenderer.com
    Il existe de nombreux script pour l’utiliser avec votre application préférée.

    vincent

    Répondre

  2. Fonctionnalités remarquables:
    Il est a présent possible de calculer les canaux IDobject (une couleur par objet) et IDmaterial (une couleur par matériau) d’une scène 3D.
    Dommage que ce ne soit pas en tant que couche (channel) dans un fichier Photoshop.
    En effet, ces deux canaux sont calculés sous forme d’une image additionnelle, il faut donc importer cette image sous forme de layer dans Photoshop (ou un autre logiciel de traitement d’images bitmap), sélectionner une couleur le plus précisément possible et enregister la sélection dans une couche (channel) additionnelle pour utilisation ultérieure.
    Ces deux options de rendu permettent de modifier très rapidement la teinte, la luminosité ou le contraste d’un objet ou d’un matériau particulier.
    Cela s’avère très pratique pour effectuer des essais de matériaux en architecture ou en design.

    Répondre

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